Politique, Societe

Haiti, l’énigme…!

Grande puissance nègre du monde, Haiti reste et demeure un gabarit historique à n’en point douter. Défier la plus grande puissance militaire coloniale de l’époque du début du 19ème siècle, la vaincre malgré leurs étalages de forces matérielles et humaines rapatriées de part et d’autres du monde pour enfoncer le joug esclavagiste sur notre sol à été oeuvre de titan. Haiti c’est cette médaille à deux faces, ce petit géant, ce grand petit, cette dichotomie, cet énigme. Devant les armes francaises, la force d’esprit haïtienne a prévalu tel un David décapitant un Goliath, ne serait-ce que pour s’écrire une histoire de Goliath que l’haïtien depuis ne fait que cibler à coups de pierre, de haine et de dédain.


L’haïtien à travers le temps de nos ages si courts mais si poignant de forces et d’épopée, est cette puissance naturelle qui s’unit contre le joug du mal mais a du mal à se forger une entente pour construire son bien. Il sait ce qu’il ne peut accepter, supporter mais a du mal à déterminer ce qu’il veut. On refuse de reculer tout en se perdant à la vue des perspectives d’avancées, ignorant que la carpette du temps sous nos pieds se rétracte nous enlisant dans le marasme de la dégringolade collective.

Des idées on en a, mais la matérialisation qui favorise l’ensemble, pèse sur la conscience collective en quette du bien tout en la reniant. L’homme haïtien veut goûter au pouvoir de ses anciens maîtres. Il n’avait devant lui que l’image de maîtres de colonie, gérant de colonnes d’esclaves. La gestion macro de l’Etat lui échappe. Le microcosme colonial ne lui permettait de voir de gestion d’Etat, que les plans journaliers macabres de vagabonds et sanguinaires de sang et de poches étrangers lui infliger sorts inhumains. Il devait souffrir pour rendre un maître heureux. Ils devaient le déshumaniser pour payer leurs dettes à la métropole en vue de maintenir leur statut social retrouvé.


Ochan! pour nos âmes guerrières qui ont usés de leurs sens spirituels pour se donner la force nécessaire pour étancher leur soif de justice. Ils étaient déclarés , mais ont rejetés au prix de leurs sang ce qualificatif, oh sacrilège!


Haiti la terre de l’Apogée de la bataille pour le respect des droits de l’homme et du citoyen.
Haiti la terre de l’affirmation de la puissance nègre.
Haiti la terre de la force spirituelle qui transcende corps et âmes et brise les chaînes.

Haiti 1804, Haiti 2020, des décennies, des générations, des hau… plutôt des bas et des élans de haut. En dépit de tout, elle existe encore cette terre de merveille et de merde. Cette dichotomie, cette transversalité de l’homme bon que la position change, ou de la position dont se sert l’homme pour implémenter ses bons plans destructeur de la société. Cette terre que j’aime, cette terre qui me remplit de fierté. Oui, Haiti a semé la graine de fierté nègre à travers la caraïbe et encore aujourd’hui, noirs de toute contrées du monde se ressourcent dans nos prouesses pour dire haut et fort que nos âmes ont chassés leurs armes. Oui, Haiti l’énigme que sa jeunesse élucidera!

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